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Olivier Adam

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Bienvenue! 34 auteurs pour les réfugiés

 

 

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Bienvenue ! 34 auteurs pour les réfugiés, paru le 3 décembre 2015, Collectif, POINTS

 

Présentation de l’éditeur :

Les mobilisations collectives et les prises de position citoyennes ont été aussi nombreuses en cette longue année 2015 que l’actualité a été terrible. La récente image d’un enfant échoué sur une plage a soulevé un haut-le-coeur international et accéléré la prise de conscience. Après la sidération, il nous a semblé urgent de donner la parole à des personnalités publiques afin de constituer un recueil de textes et de dessins sur le thème de l’asile et de ceux qu’on appelle désormais les réfugiés et les migrants.
A ce jour, de nombreux auteurs ont souhaité s’associer à Points pour défendre leur cause. Le livre regroupera des textes de fiction et des témoignages, ponctués de dessins… Pour diffuser un message de tolérance et d’ouverture le plus largement possible. Tous les bénéfices seront reversés au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, qui agit tant sur l’accueil et l’urgence en Europe que sur l’aide aux réfugiés dans des camps autour des zones de conflit, comme dans les pays voisins de la Syrie.

Interview – 20 Minutes (2014)

Olivier Adam, le 8 juillet 2014.

Une tempête ravage la Côte d’Azur le jour où Antoine, star de l’équipe de foot locale, échoue à l’hôpital, tabassé par des inconnus. Vingt-trois voix se succèdent dans un roman dense qui prend aux tripes. Après vous en avoir parlé fin août, 20 Minutes a rencontré l’auteur.

Après la Bretagne et la banlieue parisienne, que vous inspirait la Côte d’Azur?

Ça fait vingt ans que j’y séjourne régulièrement, toujours en hiver. Avec ce côté lendemain de fête où derrière le vernis de l’argent, des vacances, du glamour du Sud, on voit qui sont les gens qui font ces villes-là. Tous mes livres partent d’un lieu, dont surgissent des images. Là c’est à la fois ces roches rouges, les villas fermées, les paillotes démontées, et un aspect politique et économique un peu trouble qui ont orienté le livre aux confins du roman noir, avec ses petites magouilles, ses petits voyous. Même si c’est en fait aussi un livre sur la filiation, le temps qui passe, la question de la douleur, ce qu’on fait de la sienne et de celle des autres.

Votre prédilection pour le roman social et la noirceur peut décourager certains lecteurs…

On ne peut pas lutter contre son propre paysage mental… Là, pour le coup, c’est affiché comme un pseudo-roman noir, je place volontairement mes personnages dans des situations de crise majeure. Mais c’est très affirmé chez moi. Je pense qu’on saisit plus de choses de notre condition humaine profonde quand on se retrouve à poil, sans plus rien qui vous tient debout. Comme dit Richard Russo, «le bonheur est un sport très ennuyeux quand on est spectateur». J’ai un goût pour les perdants, c’est évident. Il y a tout un pan de la société française qui n’est que très peu représentée. Il n’y a qu’à voir cette rentrée littéraire, avec beaucoup de grandes figures. C’est sûr que Salinger et Oona O’Neill, c’est plus glam’ qu’un mec qui repeint des bungalows. Chaque écrivain fait ce qu’il a à faire mais c’est la mission que je me suis assignée.

Vous faites référence à «Friday Night Lights». Vous êtes un gros consommateur de séries?

Oui. «Friday Night Lights», c’est totalement addictif et passionnant. Là j’ai été ébloui par «True Detective», «Top of the Lake» est incroyable… Ce qui me frappe c’est la capacité des séries à saisir la multiplicité, à dire des destins communs, avec des personnages qui ne sont pas définis une fois pour toutes alors qu’au ciné, on a, au mieux, une bascule. Je lis partout que la série est le nouveau grand récit de l’époque, et c’est vrai. Mais plutôt que de se dire que c’est foutu, comme certains écrivains tel Bret Easton Ellis que je respecte beaucoup, je pense que le roman peut tout absorber.

La rentrée littéraire, c’est pour vous un moment stressant?

Oui. On lit et entend «ils sont 600 sur la ligne de départ, il y en aura dix à la fin, tous les autres vont mourir», il y a cette mise en compétition, une surexposition de certains, un silence assourdissant sur d’autres. On se demande à quelle sauce on va être mangé.

Vous lisez les critiques de vos livres?

Je lis tout. Mais c’est une torture. Même si c’est le droit le plus absolu des critiques, quand quelqu’un vous assassine à la radio ou à la télé, vous avez l’impression que quelqu’un vous a craché au visage en public. Il faut faire avec. Parce qu’il n’y a aucune distance entre notre travail et nous.

Et la pression des prix?

Alors là, les prix… Après avoir été longtemps dans le jeu… Déjà avec Les Lisières je n’étais sur aucune liste. Là je ne suis pas sur le Renaudot, et ça m’étonnerait que je sois dans le Goncourt [il n’est pas dans la liste dévoilée le lendemain de l’interview] ou le Femina.

Critique – Les Lisières par L’Express (2012)

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Olivier Adam se laisse aller à suivre les méandres d’une existence (inspirée de la sienne ?) sur laquelle il s’interroge avec une sincérité et une sensibilité qui ne peuvent laisser indifférent.

Nul doute que ce gros roman – qui tranche avec les précédents, moins volumineux -, va figurer parmi les plus remarqués de la rentrée littéraire. Car Olivier Adam se laisse aller cette fois à suivre les méandres d’une existence (inspirée de la sienne ?) sur laquelle il s’interroge avec une sincérité et une sensibilité qui ne peuvent laisser indifférent. Paul Steiner, le narrateur, est un écrivain et scénariste à succès de 40 ans, mais un homme en pleine tourmente. Récemment séparé de sa femme Sarah, toujours amoureux d’elle, il vient de lui déposer leurs enfants, Manon et Clément, dans leur maison en Bretagne, comme après chaque week-end depuis six mois. Paul doit alors retourner en banlieue parisienne, où il a passé son enfance : sa mère vient d’être hospitalisée après une fracture du fémur, son père ne peut rester seul. Cet ancien ouvrier, peu loquace, passionné de cyclisme, s’apprête à voter pour le Front national et l’accueille, comme d’habitude, sans aménité. C’est l’occasion de reprendre contact avec son frère François, vétérinaire, marié à une avocate fiscaliste, et avec qui il a toujours été en rivalité ; l’occasion aussi de revoir ses amis de jeunesse, moins bien lotis que lui, frappés par la crise. Paul Steiner se sent profondément en décalage, à distance de tout et de tous. Seul le projet d’un voyage au Japon, avec ses enfants et son ex-femme, au prétexte d’un reportage sur l’après-Fukushima, lui laisse espérer une possible reconstruction. « Je tentais ainsi de me retrouver, de me réconcilier, de trouver ma juste place, au bord extrême du monde, à sa périphérie, dans un pays auquel je n’appartenais qu’à la marge, aux lisières… »

Prix et distinctions d’Olivier

  • 2001 : Auteur sélectionné au Festival du premier roman pour Je vais bien, ne t’en fais pas
  • 2004 : Prix Goncourt de la nouvelle pour Passer l’hiver
  • 2004 : Prix des Éditeurs pour Passer l’hiver
  • 2005 : Prix Folies d’Encre pour Falaises
  • 2006 : Lauréat de la Villa Kujoyama
  • 2007 : Lauréat du Prix Roman France Télévisions pour À l’abri de rien
  • 2007 : Prix du roman populiste pour À l’abri de rien
  • 2007 : Dernière sélection du Prix Goncourt pour À l’abri de rien
  • 2007 : Étoile d’or du scénario avec Philippe Lioret pour le film Je vais bien, ne t’en fais pas
  • 2007 : Meilleur scénario au Festival de la fiction TV de La Rochelle, avec Jean-Pierre Améris pour Maman est folle
  • 2008 : Prix Jean Amila-Meckert pour À l’abri de rien
  • 2009 : Lauréat du prix RTL-Lire pour Des vents contraires
  • 2010 : Prix Prévert du scénario pour le film Welcome
  • 2010 : César du cinéma 2010 : nommé pour le César du meilleur scénario, avec Philippe Lioret et Emmanuel Courcol, pour le film Welcome
  • 2010 : Deuxième sélection du Prix Goncourt pour Le Cœur régulier
  • 2011 : Prix Razac-sur-LiVre pour Le Cœur régulier
  • 2013 : Prix Breizh pour Les Lisières
  • 2013 : Chevalier des arts et des lettres
  • 2015 : Finaliste du Prix des libraires pour Peine perdue

Welcome

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Olivier Adam est co-scénariste du film Welcome, sorti en 2009, aux côtés de Philippe Lioret et Emmanuel Courcol. Le film naît de Philippe Lioret qui souhaitait faire un film sur les immigrés bloqués à Calais dans l’espoir d’entrer au Royaume-Uni. Les trois hommes élaborent alors leur scénario en recontrant les associations et les réfugiés du Calaisis.

Ils sont tous les trois nommés pour le César du meilleur scénario aux César du cinéma 2010, où le film a obtenu neuf nominations. Le film a totalisé 1,3 million d’entrées en France. Il a en outre été le sujet d’une violente polémique opposant le ministre de l’Immigration Éric Besson, le réalisateur Philippe Lioret et l’acteur Vincent Lindon.

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Synopsis

À Calais, Bilal, jeune migrant kurde sans-papier, originaire d’Irak, a le projet d’aller en Angleterre pour retrouver sa petite amie, Mîna, et devenir footballeur professionnel, si possible dans son équipe favorite : Manchester United. Il fait donc appel à un passeur et embarque à bord d’un poids lourd avec d’autres migrants, mais ils sont repérés et arrêtés par la police. Bilal décide alors de prendre des cours de natation pour traverser la Manche à la nage. Il se rend à la piscine municipale, où il rencontre Simon, un ancien champion de France de natation, devenu maître-nageur. Celui-ci traverse une période difficile de sa vie : il est sur le point d’officialiser son divorce avec Marion, laquelle œuvre par ailleurs dans une association d’aide aux sans-papiers.

Je vais bien, ne t’en fais pas

 

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Je vais bien, ne t’en fais pas, roman de 2001 qui fut sélectionné pour le Festival du premier roman en 2001, a été adapté en film en 2006 par Philippe Lioret sous le même titre, film dont Olivier Adam est coscénariste, avec Kad Merad et Mélanie Laurent en tête d’affiche. Le film a été nommé aux Césars dans plusieurs catégories, dont celle de la meilleure adaptation. Kad Merad a obtenu le César du meilleur second rôle masculin, et Mélanie Laurent celui du Meilleur espoir féminin. Olivier Adam et Philippe Lioret obtiennent l’Étoile d’or du scénario français aux Étoiles d’or du cinéma français en 2007.

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Synopsis

En rentrant de vacances, Claire apprend que son frère a quitté la maison. Personne ne sait pourquoi. Depuis, elle reçoit des cartes postales de lui, envoyées de villes toujours différentes. Elles sont rares mais il y exprime toujours la même chose : il aime sa sœur, il va bien mais il ne rentrera pas. Il ne dit pas pourquoi il est parti. Lorsque Claire a une semaine de congé, elle décide de partir à la recherche de son frère à Portbail, la ville d’où provient sa dernière carte. Là-bas, elle va découvrir une partie de la vérité sur la disparition de son frère. Elle rentre à Paris et reprend son travail. Lors d’une fête, elle rencontre Julien. Celui-ci va faire la lumière sur toute cette histoire.

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